Le vent de panique sur les défaillances critiques est-il vraiment fondé ?

Jeudi 15 mars 2018

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Le vent de panique sur les défaillances critiques est-il vraiment fondé ?

 

L’arrivée de la fameuse défaillance critique au contrôle technique version 2018 a soufflé un vent de panique sur tous les propriétaires de véhicules. Il faut dire qu’il y a de quoi lorsqu’on voit la quantité de gros titres alarmants qui circulent un peu partout dans la presse… Et si on s’attardait ensemble sur les VRAIS faits ?

 

  • UNE DÉFAILLANCE CRITIQUE, QU'ÈSACO ?

Aucune fake news ici, un niveau supplémentaire de sanction a bel et bien été introduit au contrôle technique depuis le mois de Mai 2018. Il y avait jusqu’à présent les défauts mineurs, ne nécessitant aucune contre-visite, et les défauts majeurs, devant faire l’objet d’une réparation puis d’une contre-visite. À la date du 20 mai 2018, nous avons vu apparaître en complément les défauts, ou défaillances, dites critiques. Ce sont les plus urgentes à identifier et à traiter puisqu’elles présentent un danger important et immédiat pour la sécurité des usagers ou pour l’environnement. A titre d’exemple, il peut notamment s’agir d’une vitesse impossible à enclencher, d’un siège conducteur mal fixé ou encore d’un disque de frein cassé. Rassurez-vous néanmoins, ces défaillances restent tout de même plutôt exceptionnelles…

 

  • QUEL DÉLAI POUR EFFECTUER LES RÉPARATIONS ?

Oubliez tout ce que vous avez pu lire jusqu’ici sur un supposé délai de 24h pour effectuer les réparations en cas de défaillance critique ! Le délai officiel pour effectuer réparations et contre-visite est maintenu à deux mois. Attention cependant, un véhicule présentant une défaillance critique au contrôle technique perd son autorisation de circuler le soir même à minuit. Une tolérance sera malgré tout observée pour se rendre au garage effectuer les réparations, puis au RDV pour la contre-visite qui s’en suivra.

 

En résumé, les défaillances critiques sont non seulement plutôt rares, mais elles bénéficient surtout d’un délai pour être traitées tout aussi raisonnable que les défaillances plus communes. Alors, rassurés ?